Cours de Poker #16 : Apprendre à jouer large et jouer serré

Qu’est ce qui caractérise ces deux modes de jeu? Tout d’abord, le joueur large joue beaucoup de coups, il tente sa chance sur la majorité des pots, même avec une main faible ou qui a peu de chance de remporter l’abatage. Le joueur serré, à l’inverse, ne tente la manche que si sa main vaut vraiment le coup.

Il se couche souvent, sans laisser à sa main l’occasion de s’améliorer pendant le reste de l’abattage. L’idéal pour un joueur reste de se situer entre les deux, sans partir dans les extrêmes du jeu totalement serré ou totalement large. Pour ce faire, certains éléments de la partie déterminent le type de jeu que le joueur de Poker doit adopter.

Le premier élément déterminant est le comportement des joueurs adverses. Pour mieux comprendre, il faut vous mettre en situation. Prenons l’exemple d’une partie à ante moyen. Si vos adversaires jouent large, vous devez jouer serré, et inversement.

Continue reading

Cours de Poker #15 : Sous-jouer sa main ou comment jouer Slow Play

Aussi appelé « slow play », le fait de sous-jouer sa main au Poker consiste à jouer comme faible une main en réalité bien plus forte, pour induire en erreur les adversaires et leur soutirer un maximum de mises aux tours d’enchères suivants. Cela peut être exécuté via plusieurs actions, dont les plus courantes sont de checker si les autres joueurs ont checké et de se contenter de suivre si l’un des joueurs a ouvert. Se limiter à suivre l’action des autres joueurs ne leur donne aucune information sur votre main. Ils n’ont donc aucune idée de sa force. A l’inverse de la check-relance, le slow play n’a pas pour but de bouter les adversaires hors du coup.
Bien au contraire, lorsque vous sous-jouez, votre intention et de les maintenir dans le coup pour leur soutirer le plus de mises possibles. Si vous voulez être sûr de remporter ces mêmes mises en sous-jouant, il faut bien évidemment que votre main soit de très forte valeur.

Continue reading

Cours de Poker #14 : Check-raiser, ou comment user de la check-relance

Les techniques de jeu qui consistent à checker-relancer ou à sous-jouer ont pour but de dissimuler une main de forte valeur en la jouant comme une main faible. Ce sont pourtant deux concepts qui se manient de façon différentes. Checker-relancer revient à checker, et si un adversaire ouvre, à relancer son ouverture ; tandis que sous-jouer consiste à dissimuler sa main dans le sens où l’on ne donne aucune information sur sa valeur, le plus souvent cela revient à checker puis à suivre s’il y a une ouverture ou à suivre tout simplement. La main sous-jouée doit être généralement de plus forte valeur que celle que vous checkez-relancez, car en sous-jouant, vous donnez aux adversaires plus de chances de vous battre (en leur offrant une carte gratuite notamment). Cette leçon de poker se centrera sur le principe de la check-relance (ou check-raise), et nous verrons plus en détails le slow-play dans celle qui suivra.

Continue reading

Cours de Poker #13 : La relance

Souvenez-vous du théorème fondamental de Sklansky, qui expliquait que pour gagner au Poker, il fallait pousser l’adversaire à jouer de la façon inverse qu’il le ferait s’il avait connaissance de vos cartes. Pour ce faire, différentes attitudes sont préconisées. La relance est l’une d’elles. Cette leçon expliquera en profondeur les objectifs de la relance, ainsi que son étroite liaison avec la théoreme fondamental du Poker. Pour simplifier la chose, nous résumerons en sept points les raisons pour lesquelles un joueur relance une mise : pour faire sortir un maximum d’adversaires, pour bluffer, pour faire grossir le pot, pour se renseigner sur le jeu des joueurs adverses, pour obtenir une carte gratuite au tour suivant, pour éliminer les mains plus basses si vous n’avez que la deuxième meilleure main et pour éliminer les supérieures si une main à tirage se manifeste. La leçon entière consistera à analyser, en profondeur et point par point, tout les objectifs de la relance pré-cités.

Continue reading

Cours de Poker #12 : Agir face au semi bluff

Apprendre à jouer au poker Introduisons cette leçon avec un exemple de situation qui se déroulerait lors d’une partie de Stud à 7 cartes. Votre main comprend une paire de valets. Nous en sommes au troisième tour de mise et l’adversaire ouvre. Il est certain que ce dernier possède une main de forte valeur : vous passez donc. S’il était certain que celui ci soit en train de bluffer, vous auriez relancé. Si vous saviez qu’il puisse vous battre avec deux paires mais que votre cote de pot est suffisante pour suivre, vous suivez aussi. Ces situations limpides impliquent une réaction qui paraît évidente. Qu’en-est il des situations plus complexes, plus ambigües ? Il pourrait miser avec une main de moyenne valeur tout en semi-bluffant…
Si le semi-bluff de l’adversaire est constant, s’il bluffe à tout les coups, vous n’auriez qu’à relancer pour le faire passer.

Continue reading

Cours de Poker #11 : Le semi bluff et son application

Effectuer un semi bluff revient à miser même si vous savez que votre main n’est pas la meilleure, mais qui a cependant de fortes chances de s’améliorer avec le tirage à tel point qu’elle battra les autres mains. Cette tactique de jeu n’est donc applicable que quand il reste des cartes à sortir. Le semi-bluff s’effectue dans l’objectif de raffler le pot tout de suite, avec lui vous espérer que les adversaires se coucheront, même ceux qui ont une meilleure main que vous. La différence avec le bluff pur, c’est que vous savez que vous avez quand même une chance de battre les adversaires qui vous suivent. Vous l’aurez compris, c’est une tactique inévitable pour bien étoffer son jeu.

Continue reading

Cours de Poker #10 : Le concept de la carte gratuite au Poker

Comme son nom l’indique, la « carte gratuite » ne côute rien à celui qui en bénéficie. Ce concept s’applique en général au Hold’em et aux Studs (bien qu’il soit aussi connu en Poker fermé, si le premier tour de mise n’a été fait que de checks) car ces variantes du Poker comprennent au minimum deux tours de mises. Souvent le joueur est confronté à la possibilité de la carte gratuite. Quand il a la meilleure des mains, il doit faire en sorte de ne pas donner de carte gratuite à son adversaire, ce qui impliquerait qu’il puisse voir une carte sans payer et ainsi pouvoir améliorer sa main : ce serait prendre trop de risque que d’offrir une telle occasion au joueur adverse.

Inversemment, quand un joueur n’a pas la meilleure main, obtenir une carte gratuite serait une aubaine. Nous allons voir, au cours de cette leçon, comment et pourquoi donner ou obtenir une carte gratuite, ainsi que les impacts que cela peut avoir sur le coup.

Continue reading

Cours de Poker #9 : Rafler de gros pots rapidement

Au Poker, il est fréquent que vous ayez tout intérêt à camoufler des mains de grande valeurs afin que personne ne devine leur force. Vous en retirerez ainsi un maximum de bénéfice. Souvenez-vous du Théoreme fondamental de David Slansky, vu dans les chapitres précédents. Il en existe une application particulière qui consiste à vouloir remporter les gros pots tout de suite. Lors d’une partie, il est fréquent de vouloir pousser l’adversaire, lorsqu’il a la meilleure main, à la jeter. Et cela arrive même lorsque c’est vous qui possédez la meilleure main possible, le plus souvent dans un coup dont le pot est important et les limites fixes.

Continue reading

Cours de Poker #8: La dissimulation

Tout joueur aguerri s’est retrouvé ou se retrouvera un jour face a un problème récurrent du Poker : comment soutirer le plus possible de jetons à l’adversaire quand on a une bonne main ? Pour réussir une telle entreprise, il faut se référer au théorème fondamental du Poker de D.Slansky (cf. leçon 3). Pour rappel, ce dernier y explique que si vos adversaires « devinent » vos cartes et jouent comme s’ils les avaient vues, vous êtes perdant à coup sûr. Votre but est donc de les pousser à jouer différemment que s’ils voyaient votre jeu, et pour ce faire, il faut leur faire croire que vous possédez une autre main (moins bonne) que celle que vous avez en réalité.

Continue reading

Cours de Poker #7 : Cote implicite et cote inversée

Nous avons vu aux leçons précédentes qu’il est nécessaire pour juger réellement de votre situation d’envisager la cote explicite, qui comprend, elle, les fluctuations des tours d’enchères à venir. Dans cette leçon-ci, nous allons nous centrer plus particulièrement sur les coups pour lesquels vous suivez car ce sont les mises à venir qui vous intéressent. A ce moment, la cote immédiate ne vous apporte aucun avantage, elle ne vous dicte pas de suivre. Par contre, si la carte à venir peut vous donner un avantage dans le jeu, peu importe que votre cote du pot immédiate ne soit pas suffisante.

Si la carte à venir est propice à votre jeu, la cote finira par vous être avantageuse. Cette cote à venir est dite « implicite ». Intéressons nous-y.

Continue reading